Le gouvernement de la Colombie-Britannique s’engage à protéger 2 millions d’hectares dans la Forêt du Grand Ours
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Le gouvernement de la Colombie-Britannique s’engage à protéger 2 millions d’hectares dans la Forêt du Grand Ours



Vancouver, 7 février 2006 — Après une campagne de près de 10 ans pour protéger la précieuse forêt pluviale du Grand Ours, les écologistes peuvent enfin crier victoire. En effet, le gouvernement a annoncé aujourd’hui son intention de mettre le tiers de cette forêt unique au monde à l’abri de toute coupe forestière, et de réglementer plus sévèrement la coupe sur le reste du territoire.

La campagne a été menée par trois importantes organisations écologistes, avec l’appui des Premières Nations et la participation des entreprises de coupe forestière. La superficie totale des zones protégées contre la coupe couvre 2 millions d’hectares, soit l’équivalent de presque quatre fois la superficie de l’Île-du-Prince-Édouard. Cette superficie comprend les anciens parcs, de nouveaux parcs, de même que de nouvelles zones spéciales où la coupe sera interdite.

« Peut-on à la fois assurer la prospérité économique, protéger l’environnement et répondre aux aspirations des communautés locales? La réponse est oui, et c’est ce que vient de démontrer la Colombie-Britannique aujourd’hui ». C’est en ces termes que s’exprimait Merran Smith, directrice du programme de protection des côtes de la Colombie-Britannique chez ForestEthics. « Cette entente est un exemple concret qui démontre que les intérêts des individus et de l’environnement sont parfaitement compatibles. Et tout cela n’est que le commencement… »

Au cours des 10 dernières années, ForestEthics, Greenpeace et la section Colombie-Britannique du Sierra Club du Canada ont travaillé avec acharnement pour protéger la Forêt du Grand Ours. Pour atteindre leur objectif, ils ont utilisé une grande variété de moyens de pression, des manifestations aux campagnes de boycottage en passant par les négociations directes avec les entreprises.
« Voilà maintenant une décennie que les observateurs de partout dans le monde surveillent le sort de la forêt pluviale canadienne, expliquait Steven Guilbeault de Greenpeace. Si les promesses d’aujourd’hui deviennent réalité, nous aurons réussi à créer un modèle de développement durable qui correspond exactement à ce que les entreprises internationales recherchent lorsqu’elles veulent acheter du bois de la Colombie-Britannique. »

Cette entente est le résultat de centaines de milliers d’heures de travail. Pour y parvenir, on a réussi à faire travailler de concert différents intervenants canadiens qui n’ont pas nécessairement l’habitude de s’asseoir à la même table. Ainsi, on a pu concerter les points de vue d’un panel de scientifiques issu des gouvernements, de différents groupes écologistes et d’entreprises forestières qui ont mis sur pied des recommandations spécifiques pour améliorer leurs méthodes de coupe.

"À partir de maintenant, nous allons travailler avec les Premières Nations pour s’assurer que les engagements d’aujourd’hui aient un impact réel sur le terrain. Autrement dit, nous allons veiller à ce que les nouvelles méthodes de coupe remplacent effectivement les anciennes, qui ont causé tant de dommages aux forêts côtières de la Colombie-Britannique" expliquait Lisa Matthaus, coordonnatrice de campagne pour la section Colombie-Britannique du Sierra Club du Canada.

Un programme de financement de 120 millions $ a été élaboré pour financer les projets de conservation et la création d’entreprises axées sur le développement durable dans les territoires des Premières Nations. Jusqu’ici, on a amassé 60 millions $ auprès de donateurs et d’organisations philanthropiques. Le gouvernement de la Colombie-Britannique s’est engagé à verser 30 millions $ auprès des Premières Nations pour le développement économique. Nous espérons que le gouvernement fédéral se joindra à cette initiative.

En résumé, cette entente permettra :
1.    De mettre 2 millions d’hectares de forêt à l’abri de la coupe.
2.    D’implanter, d’ici mars 2009, des pratiques forestières moins agressives et plus écologiques.
3.    D’impliquer les Premières Nations dans l’ensemble du processus de gestion sur tous leurs territoires traditionnels.
4.    De développer une économie plus diversifiée, basée sur la conservation.
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Personnes-ressources :
Steven Guilbeault, Greenpeace : (514) 231-2650 (cellulaire)
Clôde de Guise, Greenpeace : (514) 212-5749 (cellulaire)
Elizabeth May, Sierra Club du Canada : (613) 241-4611





 
 

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